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April 15 le peuple kichwa d amazonie
Sarayaku est un village indien situé au cœur de l’Amazonie équatorienne. Environ 1200 habitants y vivent encore de façon traditionnelle, de chasse, de pêche, d’agriculture et d’élevage. Ils se nomment le peuple Kichwa de Sarayaku et sont les voisins d’autres peuples indiens comme les HUARORANIS, les SHUARS, ASHUARS, etc… Le peuple Kichwa de Sarayaku vit sur les berges du fleuve Bobonaza, dans la province de Pastaza. Il gère environ 135.000 hectares de territoires ancestraux dont il a obtenu de l’état équatorien les titres de propriété collective. Jusqu’à aujourd’hui, il dépend entièrement pour ses ressources de la forêt tropicale. Il utilise toujours les plantes alimentaires, médicinales, ornementales, rituelles et construit en bois les maisons, les pirogues, les objets utilitaires et les outils. Sarayaku possède son propre mode de gouvernement traditionnel basé sur des principes démocratiques extrêmement développés.
La forêt équatorienne est probablement, avec celle du Pérou, l’épicentre de la biodiversité mondiale, contenant plus de 10.000 espèces de plantes. Elle est le refuge de nombreuses espèces animales. Depuis les années 60, les gouvernements sud américains, soutenus par la Banque Mondiale et autres organismes internationaux « développent » l’Amazonie à grande échelle : construction de routes, élevage de bétail, monocultures, exploitation du bois, pompage des nappes pétrolifères, etc… Le «développement» dans ce cas est donc synonyme de destruction de l’environnement et de génocide culturel. De nombreux peuples indiens ont déjà disparus. Or, chaque peuple indien qui disparaît équivaut à brûler les plus anciennes bibliothèques et universités du monde.
La réappropriation des territoires
En 1992, les nationalités indigènes d’Amazonie sortent de la forêt en une impressionnante marche sur Quito. Après 500 km de marche, ils atteignent la capitale de l’Equateur, perchée en haut de la Cordillière des Andes. Ils y restent des semaines, occupant les places principales de la ville, jusqu’à être reçus au Palais du Gouvernement et y négocient de spectaculaires avancées dans la Constitution Equatorienne. L’Equateur devient un état pluriculturel et reconnaît des droits spécifiques aux peuples autochtones. Les habitants de Sarayaku obtiennent les titres de propriété officiels de leur territoire, ce qui est une avancée historique incontestable. L’exploitation du sous-sol, par intérêt national, reste possible, mais nécessite leur consultation et leur accord collectif.
Yachaks est le nom que donne le peuple kichwa de Sarayaku à leurs « chamanes ». La fonction de Yachak est complexe et difficile à décrire et à comprendre pour un public occidental.
Le Yachak est avant tout une autorité morale, un « sage » qui a traversé une longue et difficile initiation. Il est un élément fortement structurant, qui entretient la cohésion du groupe, à la fois guide spirituel, pivot social, guérisseur. En transmettant son savoir aux jeunes générations, il contribue à perpétuer et à entretenir continuellement l’identité culturelle de son peuple.
Plusieurs voyageurs incrédules, dont bien sûr de nombreux anthropologues, ont été saisis voire bouleversés par les capacités des Yachaks. Hélas, une certaine mode aidant, de nombreux faux «chamanes» ont envahi les villes d’Amérique du Sud et sévissen jusqu’en Occident, déconsidérant le savoir des hommes de la forêt.
Les anciens luttent aujourd’hui pour se relier et combattre ce problème de charlatanisme. Ils doivent aussi résoudre le problème de la désaffection des jeunes pour leur voie, considérée comme beaucoup trop difficile.
Toutes ces raisons conjuguées mettent en péril les savoirs accumulés par ces hommes et femmes depuis des centaines d’années. A Sarayaku, il reste une dizaine de Yachaks qui ont décidé de réagir pour maintenir intacts leur lignée et leurs savoirs. Certains, comme Don Sabino, sont à l’origine du projet «Frontière de Vie».
March 09 legende indienneUn vieil indien enseignait une leçon à son petit fils, il lui dit en ces mots: Il y avait au cœur de la forêt, deux loups qui s'affrontaient en January 23 le peuple algonquin
Nom francophone : Algonquin Nom autochtone : Elakomkwik Nation : Ojibwa Territoire : -- Nord-Est -- Famille Linguistique : Algonquien Nom dérivé du dialecte malecite. Elakomkwik signifie : "ils sont nos alliés". Une autre interprétation trouve l'origine du nom dans la langue micmac : Algoomeaking, "ils harponnent les poissons". Champlain les appela Algoumequin et les Iroquois Adirondacks, "mangeurs d'arbres". Vivaient en bandes de quelques centaines de personnes, divisées en groupes de chasse. Ils étaient aussi pêcheurs et cultivateurs. Habitaient de grandes maisons de bois couvertes d'écorce de bouleau. Fidèles alliés des Français dès leur rencontre avec Champlain (1603). Menèrent une guerre permanente contre les Iroquois. 4 à 5000 Algonkins vivent dans l'est de l'Ontario et l'ouest du Québec. Ensemble des tribus unies par des liens étroits mais gardant leur indépendance politique, et qui appartenaient à la branche des Sauteux, des Outaouais et des Algonquins, tous membres de la famille algique. Ils résidaient surtout dans la vallée de l'Outaouais et au nord du lac Huron, où ils se fusionnèrent avec les Sauteux et les Outaouais. Parmi les tribus voisines, dont la culture s'apparentait à la leur, il y avait les Montagnais et les Naskapis, ainsi que les Cris, au nord et à l'est. Les Algonquins étaient pêcheurs et chasseurs, et se nourissaient aussi de fruits et légumes sauvages. Ils utilisaient beaucoup l'écorce du bouleau ; comme trappeurs, ils prirent une part importante à la traite des fourrures avec les Français. Au cours de la deuxième moitié du XVIIme siècle, un grand nombre de leurs villages furent attaqués par les Iroquois des Cinq-Nations, ce qui les amena à se disperser au nord et au nord-est de leur ancien territoire de la vallée de l'Outaouais. January 09 les indiens algonquins La tribu des Algonquins ![]() ![]() Comment prononce-t-on « Algonquin » ? Comment l’épelle-t-on ? On le prononce Al-GON-kin. « Algonquin » est l’orthographe la plus courante, mais on peut souvent aussi trouver « Algonkin ». Les deux se valent—mais évitez d’orthographier le mot « Algonquien » ou « Algonkien », parce que cela désigne une famille entière de langues amérindiennes (y compris les Abénaki, les Cheyenne, et les Delaware) ! Les Algonquins sont seulement une des nombreuses tribus parlant l’algonquien, et ils ont une identité unique et un statut politique indépendant des autres. Que veut dire le nom « Algonquin » ? On ne sait pas de manière sûre l’origine du mot « Algonquin ». Était un mot utilisé par les explorateurs français. Les Algonquins se nomment eux-mêmes les Anishnabe, ce qui veut dire « le peuple au commencement » (le pluriel est Anishnabek). Cependant, les Algonquins utilisent Anishnabek pour nommer d’autres Indiens. Donc quand ils ne veulent désigner que leur tribu, ils utilisent « Algonquins » ou « Algonkins » pour se distinguer. Où les Algonquins vivent-ils ? Les Algonquins sont des autochtones originaires du sud du Québec et l’Est de l’Ontario, au Canada. Aujourd’hui, ils vivent dans neuf communautés au Québec et une dans l’Ontario. Mais n’y avaient-ils pas d’autres Indiens algonquins dans l’Etat de New York ? Non. D’autres tribus algonquiennes ont vécu à New York, mais jamais la tribu algonquine. C’est une erreur qui s’est produite à cause de l’orthographe similaire de ces mots. Parmi les tribus algonquiennes qui ont vécu à New York étaient présentes les tribus Mahican / Wappinger, Montauk / Shinnecock, et Munsee Delaware. Vous pouvez visiter about cette page sur les tribus indiennes de New York pour voir dans quelle partie de New York chacune de ces tribus vivaient. Comment est organisée la nation indienne algonquine ? Comment les chefs sont-ils choisis ?
Chaque communauté vit sur sa réserve. Les réserves sont des terres qui appartiennent à la tribu et qui sont légalement sous leur juridiction. Chaque tribu algonquine--connue comme un groupe ou Première Nation au Canada-- est politiquement indépendante et a ses propres dirigeants. Les Premières Nations algonquines ont leur propre gouvernement, lois, police et services, tout se passe comme s’il s’agissait d’un petit pays. Cependant, les Algonquins sont aussi des citoyens canadiens et doivent obéir aux lois canadiennes. | Le responsable de chaque groupe algonquin est appellé ogima ou ogema, ce qui est traduit par « chef » en Français. L’ogima était autrefois choisi par les membres du conseil tribal, souvent parmi les fils du dernier chef, les neveux ou les fils par alliance. Aujourd’hui les ogimas sont élus par les Algonquins, exactement comme les députés ou les maires. Quelle langue le peuple algonquin parle-t-il ? Quelques groupes parlent l’Anglais, et d’autres le Français. Environ la moitié de la population algonquine parle leur langue natale l’Algonquin. L’Algonquin est une langue musicale qui a des verbes compliqués avec beaucoup de particules. Si vous voulez apprendre facilement un peu de mots algonquins, « kwey » qui rime avec « lait » est un mot de salutation, et « meegwetch » veut dire « merci ». Vous pouvez entendre une femme algonquine parler sa langue natale ici et voir une image d’un glossaire algonquin ici. Comment était la culture algonquine autrefois ? Qu’en est-il maintenant ? Voici un lien à la page d’accueil du conseil tribal national algonquin. Vous pouvez trouver des renseignements sur trois communautés algonquines d’hier et d’aujourd’hui. Comment les enfants indiens algonquins vivent-ils et que faisaient-ils autrefois ?
Quels étaient les rôles des hommes et des femmes algonquins ? Les femmes algonquines cueillaient les plantes comestibles et s’occupait en grande partie de la garde des enfants. Les hommes étaient des chasseurs et quelquefois partaient en guerre pour protéger leurs familles. Les femmes et les hommes participaient à la narration des contes, à la confection des œuvres d’art et à la musique, et la médecine traditionnelle. Autrefois, le chef indien algonquin était toujours un homme, mais aujourd’hui une femme peut être aussi chef également. Dans quel type de maisons les Algonquins vivaient-ils autrefois ?
A quoi ressemblaient les vêtements des Algonquins ? Est-ce qu’ils portaient des coiffures de plumes et avaient-ils le visage peint ?
Quel était le mode de transport des Algonquins Est-ce qu’ils pagayaient en canoë ?
A quoi ressemblaient les arts et les métiers des Algonquins ?
Quels autres Amérindiens ont croisé la route de la tribu des Algonquins ? Les Algonquins étaient proches des tribu Ojibway et Ottawa, qui étaient habituellement leurs alliés. Ils avaient aussi des relations amicales avec les Hurons. Les Algonquins combattaient souvent les tribus iroquoises, mais ils n’étaient pas en guerre contre eux, ils étaient des partenaires commerciaux. Les Algonquins troquaient des ceintures de castor et d’autres fourrures en échange du blé iroquois et du tabac du sud. Quel genre d’histoires les Algonquins racontent-ils ? Il y a beaucoup de légendes et de contes de fée traditionnels algonquins. Les contes et les histoires occupent une place très importante dans la culture indienne algonquine. Voici une légende algonquine sur le coucher de soleil. Qui étaient des Indiens algonquins célèbres ? La star de hockey Gino Odjick est un Algonquin de Kitigan Zibi. Voici un site qui lui est consacré. Odjick est aussi actif dans la lutte contre l’abus d’alcool parmi les jeunes des Premières Nations. Voici un article sur çà. Qu’en est-il de la religion algonquine ? Désolé, on ne peut pas vous aider dans tout ce qui a trait à la religion. Les religions sont trop compliquées et un sujet trop délicat, rendant impossible toute description satisfaisante en quelques phrases et nous tenons à n'induire personne en erreur. Vous pouvez visiter ce site pour apprendre plus sur les traditions religieuses des Algonquins. Pouvez-vous me recommander un bon livre à livre ? Il est dur de trouver un bon livre sur les Algonquins parce que es personnes sont induites en erreur à propos du nom. Kipawa vous donne un bon aperçu sur la nation algonquine d’aujourd’hui, mais il est épuisé. The Algonquins est un bon recueil d’essais avec des renseignements intéressants sur le peuple algonquin d’hier et d’aujourd’hui, mais cela peut être dur à lire pour des enfants. Nous ne recommandons *pas* Légendes algonquines de Charles Leland. Ce sont des histoires sur les Wabanaki, pas sur les Algonquins, et l’auteur les a réécrites de manière infidèle, en ajoutant des personnages nouveaux non traditionnels. Nous ne recommandons *pas* également Native New Yorkers ou No Word For Time par Evan Pritchard, parce que les livres confondent les Algonquins avec d’autres nations indiennes distinctes et contiennent trop de renseignements incorrects sur les langues algonquines (regardez ici et ici pour des critiques plus détaillées). Et bien que Le dernier Algonquin soit un bon livre, c’est sur un homme wecquaegeek (wappinger), pas un Algonquin. How do I cite your website in my bibliography? Nos noms sont Laura Redish et Orrin Lewis et le nom de notre site est Native Languages of the Americas (langues amérindiennes). Ce site a été créé en 1998 et mis à jour en 2007. Merci pour votre intérêt pour le peuple algonquin et leur langue ! certificat de status indienQU'EST-CE C'EST QUE LE CERTIFICAT DE STATUT D'INDIEN ?
Communément appelé la carte d'Indien ou la carte de statut d'Indien, le certificat de statut d'Indien est une carte d'identité, renouvelable aux 5 ans. Le certificat est délivré gratuitement et uniquement aux personnes inscrites au Registre d'Affaires indiennes et du Nord Canada en vertu de la Loi sur les Indiens. Le droit à l'inscription est défini à l'article 6 de la Loi sur les Indiens. Il est important de se rappeler que seul le certificat de statut d'Indien portant la signature d'Affaires indiennes et du Nord Canada permet de vous identifier comme Indien inscrit au registre. L'inscription au registre d'Affaires indiennes et du Nord Canada, confirme aux Indiens inscrits l'accès à certains programmes et services fédéraux tel que décrits dans la publication
Le chef prit son tomahawk de l'érable dans lequel il l'avait enfoncé la veille. Comme le soleil montait dans le ciel, la sève se mit à couler. Sa femme la goûta et la trouva bonne. Elle s'en servit pour cuire la viande: ce qui lui évita d'aller à la source pour chercher de l'eau. Le goût sucré et l'odeur douce furent très appréciés par le chef. Il appela le sirop dans lequel avait bouilli la viande, Sinzibuckwud, mot algonquin qui veut dire "tiré des arbres". September 25 lettre du grand chef seattele </DIV >Prenez le temps, même si ça vous paraît long, de lire cette belle et longue complainte, celle du chef indien Seattle, des plaines du nord-ouest américain. Il répond par ces propos, en 1884, au président des Etats Unis de l’époque, Grover Cleveland, qui proposait une ‘réserve’ aux tribus indiennes en échange de l’achat de tous leurs territoires. Plus qu’un plaidoyer pour la nature et le respect de chacun, c’est un des derniers vestiges de l’humanité. Nos habitudes et notre société de consommation nous ont dépouillés du peu d’humanité-innée qui nous restait (la retrouver demanderait une discipline et un sens de l’effort hors du commun). "Nous savons que l'homme blanc ne comprend pas nos mœurs. Une parcelle de terre ressemble pour lui à la suivante, car c'est un étranger qui arrive dans la nuit et prend à la terre ce dont il a besoin. La terre n'est pas son frère, mais son ennemi, et lorsqu'il l'a conquise, il va plus loin. Il abandonne la tombe de ses aïeux, et cela ne le tracasse pas. Il enlève la terre à ses enfants et cela ne le tracasse pas. La tombe de ses aïeux et le patrimoine de ses enfants tombent dans l'oubli. Il traite sa mère, la terre, et son frère, le ciel, comme des choses à acheter, piller, vendre comme les moutons ou les perles brillantes. Son appétit dévorera la terre et ne laissera derrière lui qu'un désert. Je ne sais pas. Nos mœurs sont différentes des vôtres. La vue de vos villes fait mal aux yeux de l'homme rouge. Mais peut-être est-ce parce que l'homme rouge est un sauvage et ne comprend pas. Il n'y a pas d'endroit paisible dans les villes de l'homme blanc. Pas d'endroit pour entendre les feuilles se dérouler au printemps ou le froissement des ailes d'un insecte. Mais peut-être est-ce parce que je suis un sauvage et ne comprends pas. Le vacarme semble seulement insulter les oreilles. Et quel intérêt y a-t-il à vivre si l'homme ne peut entendre le cri solitaire de l'engoulevent ou les palabres des grenouilles autour d'un étang la nuit ? Je suis un homme rouge et ne comprends pas. L'indien préfère le son doux du vent s'élançant au-dessus de la face d'un étang, et l'odeur du vent lui-même, lavé par la pluie de midi ou parfumé par le pin pignon. L'air est précieux à l'homme rouge, car toutes choses partagent le même souffle - la bête, l'arbre, l'homme, ils partagent tous le même souffle. L'homme blanc ne semble pas remarquer l'air qu'il respire. Comme un homme qui met plusieurs jours à expirer, il est insensible à la puanteur. Mais si nous vous vendons notre terre, vous devez vous rappeler que l'air nous est précieux, que l'air partage son esprit avec tout ce qu'il fait vivre. Le vent qui a donné à notre grand-père son premier souffle a aussi reçu son dernier soupir. Et si nous vous vendons notre terre, vous devez la garder à part et la tenir pour sacrée, comme un endroit ou même l'homme blanc peut aller goûter le vent adouci par les fleurs des prés. Comment pouvez-vous acheter ou vendre le ciel, la chaleur de la terre ? L'idée nous parait étrange. Si nous ne possédons pas la fraîcheur de l'air et le miroitement de l'eau, comment est-ce que vous pouvez les acheter ? Chaque parcelle de cette terre est sacrée pour mon peuple. Chaque aiguille de pin luisant, chaque rive sableuse, chaque lambeau de brume dans les bois sombres, chaque clairière et chaque bourdonnement d'insecte est sacré dans le souvenir et l'expérience de mon peuple. La sève qui coule dans les arbres transporte les souvenirs de l'homme rouge. Les morts des hommes blancs oublient le pays de leur naissance lorsqu'ils vont se promener parmi les étoiles. Nos morts n'oublient jamais cette terre magnifique, car elle est la mère de l'homme rouge. Nous sommes une partie de la terre, et elle fait partie de nous. Les fleurs parfumées sont nos sœurs; le cerf, le cheval, le grand aigle, ce sont nos frères. Les crêtes rocheuses, les sucs dans les prés, la chaleur du poney, et l'homme - tous appartiennent à la même famille. Aussi lorsque le Grand Chef à Washington envoie dire qu'il veut acheter notre terre, demande-t-il beaucoup de nous. Le Grand Chef envoie dire qu'il nous réservera un endroit de façon que nous puissions vivre confortablement entre nous. II sera notre père et nous serons ses enfants. Nous considérerons donc, votre offre d'acheter notre terre. Mais ce ne sera pas facile. Car cette terre nous est sacrée. Cette eau scintillante qui coule dans les ruisseaux et les rivières n'est pas seulement de l'eau mais le sang de nos ancêtres. Si nous vous vendons de la terre, vous devez vous rappeler qu'elle est sacrée et que chaque reflet spectral dans l'eau claire des lacs parle d'événements et de souvenirs de la vie de mon peuple. Le murmure de l'eau est la voix du père de mon père. Les rivières sont nos frères, elles étanchent notre soif. Les rivières portent nos canoës et nourrissent nos enfants. Si nous vous vendons notre terre, vous devez désormais vous rappeler, et l'enseigner à vos enfants, que les rivières sont nos frères et les vôtres, et vous devez désormais montrer pour les rivières la tendresse que vous montreriez pour un frère. Nous considérerons donc votre offre d'acheter notre terre. Mais si nous décidons de l'accepter, j'y mettrai une condition : l'homme blanc devra traiter les bêtes de cette terre comme ses frères. Je suis un sauvage et je ne connais pas d'autre façon de vivre. J'ai vu un millier de bisons pourrissant sur la prairie, abandonnés par l'homme blanc qui les avait abattus d'un train qui passait. Je suis un sauvage et ne comprends pas comment le cheval de fer fumant peut être plus important que le bison que nous ne tuons que pour subsister. Qu'est-ce que l'homme sans les bêtes? Si toutes les bêtes disparaissaient, l'homme mourrait d'une grande solitude de l'esprit. Car ce qui arrive aux bêtes, arrive bientôt à l'homme. Toutes choses se tiennent. Vous devez apprendre à vos enfants que le sol qu'ils foulent est fait des cendres de nos aïeux. Pour qu'ils respectent la terre, dites à vos enfants qu'elle est enrichie par les vies de notre race. Enseignez à vos enfants ce que nous avons enseigné aux nôtres, que la terre est notre mère. Tout ce qui arrive à la terre, arrive aux fils de la terre. Si les hommes crachent sur le sol, ils crachent sur eux-mêmes. Nous savons au moins ceci : la terre n'appartient pas à l'homme, l'homme appartient à la terre. Cela, nous le savons. Toutes choses se tiennent comme le sang qui unit une même famille. Toutes choses se tiennent. Tout ce qui arrive à la terre, arrive aux fils de la terre. Ce n'est pas l'homme qui a tissé la trame de la vie : il en est seulement un fil. Tout ce qu'il fait à la trame, il le fait à lui-même. Même l'homme blanc, dont le Dieu se promène et parle avec lui comme deux amis ensemble, ne peut être dispensé de la destinée commune. Après tout, nous sommes peut-être frères. Nous verrons bien. Il y a une chose que nous savons, et que l'homme blanc découvrira peut-être un jour, c'est que notre Dieu est le même Dieu. Il se peut que vous pensiez maintenant le posséder comme vous voulez posséder notre terre, mais vous ne pouvez pas. Il est le Dieu de l'homme, et sa pitié est égale pour l'homme rouge et le blanc. Cette terre Lui est précieuse, et nuire à la terre, c'est accabler de mépris son créateur. Les blancs aussi disparaîtront ; peut-être plus tôt que toutes les autres tribus. Contaminez votre lit, et vous suffoquerez une nuit dans vos propres détritus. Mais en mourant vous brillerez avec éclat, ardents de la force du Dieu qui vous a amenés jusqu'à cette terre et qui pour quelque dessein particulier vous a fait dominer cette terre et l'homme rouge. Cette destinée est un mystère pour nous, car nous ne comprenons pas lorsque les bisons sont tous massacrés, les chevaux sauvages domptés, les coins secrets de la forêt chargés du fumet de beaucoup d'hommes et la vue des collines en pleines fleurs ternies par des fils qui parlent. Où est le hallier ? Disparu. Où est l'aigle ? Disparu. La fin de la vie et le début de la survivance."August 31 peuples d amazonieJune 22 tribus indiennes
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